L’information, la presse à la une du quotidien des Burkinabé

Pour paraphraser un l’adage qui dit ceci : « pour cacher une information aux africains, il faut l’insérer dans un livre ». Pour faire allusion au fait que les africains n’aiment pas lire. Dans cette petite histoire que je vais développer, je dirai tout simplement que pour cacher une information aux burkinabé, il faut l’insérer dans un livre. Effectivement la population du pays des hommes intègres ne sont pas très accros de la lecture.
Mais depuis l’insurrection populaire du 30 octobre l’univers médiatique en particulier les journaux se font de bonnes affaires. Alors cet adage pourrait être ramenée à : « Pour cacher une information aux Burkinabè, il ne faut pas l’insérer dans un journal». Il faut dire que tous les burkinabé qui ont pu fouler ne serait-ce qu’une fois en passant les bancs de l’école s’intéresse aux journaux. Chacun de son côté cherche à être au parfum du déroulement de l’actualité sur la fameuse transition qui fait bouger même la communauté internationale.
Dans cette situation où il faut suivre les informations au jour le jour, même un iota de l’information sur la situation nationale ne peut échapper à la vigilance du citoyen lambda. Sur les lèvres ce sont des discussions très nourries sur des sujets comme par exemple « le départ de Blaise est un coup monté par l’armée », « Yacouba Isaac Zida chef d’Etat actuel est le bon petit de Blaise Compaoré » ou encore « François Compaoré frère cadet de Blaise compaoré était celui qui gérait le pouvoir ! » etc. Les dizaines de presses que comptes mon pays sont achetés comme de petits pains. Il vous suffit d’engager un débat sur la situation nationale et vous entendrez de part et d’autre : « Dans le journal X il a été dit ceci, et un autre dans le journal Y voici la version qui a été dite, etc. »
Cet engouement de la population à lire la presse est vraiment époustouflant. La réalité est qu’il arrive même que certains journaux du jour ne suffisent pas. Et il faut préciser surtout si ledit journal traite d’un sujet très sensible que les autres n’ont pas touché. Mais à quand durera cette ferveur à lire les journaux, est-ce seulement pendant la période de recherche d’un organe transitoire ? Où est-ce que cela va durer pendant toute la période transitoire jusqu’aux élections libre et transparentes ? La dernière question c’est de savoir si les burkinabés vont faire une exception afin que la lecture des journaux devienne une habitude dans leurs quotidiens ?
Comme le dit un autre l’adage populaire : « Qui vivra verra ! ». A bon entendeur salut !

Crédit photo Sylvain KOUSSE

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Jeune ambitieux avec un parcours diversifié, actuellement dans le domaine de la santé et des médias.
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